On a souvent tendance à réduire l’activité physique aux sports comme le foot, l’équitation, la natation… pourtant le simple fait de « bouger », de marcher, de faire le ménage est une activité physique recommandée, et pas seulement pour les personnes diabétiques !

Bouger, bouger, bouger…

 « J’essaie de rester constamment active »

Nadège et Jamie sont des professionnels du milieu sportif. La première en a fait son métier et le second a fait des compétitions une grande partie de sa vie. Même si au moment du diagnostic de leur diabète, il y a eu des moments d’hésitation à arrêter le sport qu’ils pratiquaient, ils ont tous les deux été encouragés par leurs proches à ne rien lâcher. D’une façon plus générale, l’activité physique est devenue une éthique de vie…

Pour Nadège, « bouger » est un principe essentiel. Elle fait attention à ne pas rester assise plus de 2 à 3 heures de suite, car sa glycémie augmente. Son quotidien s’est transformé petit à petit et a laissé place à de nouvelles habitudes. « Je vais éviter de prendre la voiture si je peux y aller à pied, je vais prendre les escaliers au lieu des escalators… J’essaie de rester constamment active ».

« L’activité physique (Ndlr* : comme le ménage) c’est une sorte de sport »

Quand Jamie a arrêté sa carrière de « coureur cycliste », cela représentait 25 h de sport en moins par semaine. « J’ai repris une vie normale ». Aujourd’hui, il en fait entre 5 et 10 h par semaine. Les activités physiques comme le ménage sont parfois sous-estimées confirme Jamie : « c’est souvent à l’origine d’une hypoglycémie car je ne me rends pas compte que cela utilise beaucoup d’énergie ! ». Il est même surpris : « pour un ancien sportif de haut niveau comme moi, ça fait bizarre ».

Bouger à deux et non pour deux !

La femme de Jamie n’aime pas du tout le vélo, ni le sport particulièrement, « mais petit à petit elle a vu à quel point le sport était important pour moi ». Elle a commencé à faire de l’aérobic dans le salon avec un DVD. « Je me suis moqué au début mais je me suis rapidement repris » après avoir réalisé que c’est assez dur et que cela fait « vraiment travailler les muscles ».

« C’est génial de le faire avec quelqu’un qu’on aime »

De plus, sa femme s’est dit que 30 minutes par jour c’était largement faisable, raconte-il. Depuis, « on le fait tous les jours ensemble et c’est génial de le faire avec quelqu’un qu’on aime. Ça change tout ! ». D’après lui, « le sport, c’est le médicament dont on oublie de parler même s’il peut être aussi important que l’insuline ! ».

Rechercher le bon matériel médical pour mieux bouger

« Au début, il y a des années de cela, j’utilisais une seringue et un flacon pour m’injecter de l’insuline et il fallait attendre 1 heure avant de manger », raconte Jamie. Difficile pour s’organiser. « Ce traitement a duré 2 ou 3 ans, puis une nouvelle insuline est arrivée ». Il fallait en prendre une en premier et puis l’autre à des moments différents de la journée, précise-t-il.

« Depuis ce temps, je suis passé par toutes les marques de stylos d’insuline »

A 23 ans, Jamie s’est équipé d’une pompe à insuline, une nouveauté pour lui. « Cette version […de pompe] n’était pas du tout pratique à gérer car je n’avais aucun moyen de l’attacher quand je faisais du football. Une fois, j’ai même essayé de mettre du scotch pour la faire tenir ! »  Du coup, il est repassé temporairement à un traitement par multi-injections d’insuline en stylo avant finalement de préférer la pompe. « Depuis, j’ai essayé toutes les marques de pompes ». Jamie a aujourd’hui une trentaine d’années.

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* Ndlr : Note de la rédaction